Contribution à l’étude d’un modèle expérimental de l’inflammation articulaire chez le cheval : Recherche d’un marqueur précoce de l’inflammation

Les problèmes articulaires représentent une pathologie sérieuse et répandue chez les poulains et les chevaux de sport.
Une étude anglaise a démontré que l’arthrite septique affecte 1% de la production annuelle de poulains.
Près d’un tiers des chevaux boiteux sont atteints au niveau du carpe ou de la jonction métacarpophalangienne.
Ces arthropathies peuvent limiter voire stopper une carrière sportive du fait des séquelles qui s’ensuivent. Les animaux qui se remettent d’une atteinte articulaire de type arthrite, synovite ou ostéochondrite sont souvent atteints par la suite de maladies articulaires dégénératives. Chez un jeune cheval de course, par exemple, une arthrite traumatique avec épanchement et synovite
sans gros dommage articulaire, fréquente au niveau du boulet et du carpe de ces animaux en entraînement, peut évoluer vers une ostéoarthrite si elle n’est pas traitée correctement, et de fait remettre en question une future carrière sportive.
D’où l’importance d’une détection précoce de ces pathologies afin de pouvoir mettre en place un traitement efficace avant des lésions trop sévères et irrémédiables de l’articulation.
Or les méthodes classiques d’investigation, que ce soient l’examen clinique, la radiographie ou l’échographie ne permettent pas de détecter ces pathologies suffisamment tôt pour éviter des séquelles plus ou moins étendues.
Le praticien manque donc d’outils diagnostiques pour orienter sa démarche. Il s’agit donc ici de trouver un marqueur précoce de l’inflammation et surtout une méthode fiable pour le détecter afin de permettre au vétérinaire de poser un diagnostic rapidement.
De nombreuses recherches ont donc été lancées ces dernières années sur diverses protéines et cytokines qui entrent en jeu au cours de l’inflammation articulaire.
Le modèle présenté dans cette étude est basé sur la détection précoce d’un ensemble de protéines dont une cytokine, le Tumor Necrosis Factor (TNF), reconnue comme étant une des cytokines les plus fréquemment détectées dans le liquide synovial d’animaux atteints d’arthropathies dégénératives et des enzymes capables de dégrader la matrice cartilagineuse, les
métalloprotéinases.
Le TNF a été mesuré dans le liquide synovial, le sérum et le plasma de trois chevaux ayant reçu une dose de lipopolysaccharide au sein de l’articulation radio-carpienne droite et ce pendant une durée de vingt et un jours. Quant aux métalloprotéinases, elles ont été quantifiées dans le liquide synovial de ces animaux.
Après une étude bibliographique du rôle des différentes cytokines et plus particulièrement du TNF au sein de l’articulation saine et inflammée ainsi que des métalloprotéinases, nous allons ensuite faire un compte-rendu des expériences et dosages menés. Pour finir, la discussion nous permettra de faire le point quant à l’intérêt de cette étude, ses débouchés éventuels et l’avenir de
ces expérimentations

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